Notre histoire

Le déclic

Il était une fois Rayo de Sol …

Je suis Marie-France Coudurier, mariée, mère de 4 enfants, professeur d’espagnol et depuis toujours globetrotter. En 1999 quand sonne l’heure de la retraite je commence, en sac à dos, un tour du monde de 10 mois pour réfléchir sur les prochaines années de ma vie.

Durant ce voyage, je rencontre la misère partout dans le monde. A Arequipa, au Pérou, je pose mon sac pour 6 semaines et découvre la grande misère des quartiers pauvres de la ville. Je vais vivre 4 semaines avec les mamans et les enfants de ces quartiers et partage avec eux leur vie quotidienne. Ce que je vis ici va changer totalement ma vie. Je ne serais plus jamais la Marie-France d’avant. J’ai trouvé le chemin de mon futur avec ces femmes et ces enfants.

Avant de repartir pour reprendre mon tour du monde, je leur fais une promesse : Je reviendrais vous construire une crèche et une cantine pour les enfants. Je suis revenue et je l’ai fait.

Le succès d’Arequipa

Les premiers fonds arrivèrent grâce á l’aide de mes amis. Nous avons commencé en France en organisant des :

  • conférences sur ma vie dans le bidonville avec les mamans.
  • ventes d’artisanat péruvien.
  • randonnées pédestres et en vélo
  • fêtes et repas caritatifs.
  • ateliers de cuisine
  • cours de français

Et personnellement, étant sportive, j’ai eu l’idée un peu folle d’organiser à 65 ans : le tour de la méditerranée à vélo ! 15 000 km avec mon vélo et mon chariot à travers 16 pays comme l’Espagne, l’Italie, Maroc, Albanie, Grèce, Turquie, Syrie, Liban, Sicile, Sardaigne, Corse…

«Yo pedaleo… tu pedaleas… ellos comen» – « Je pédale… tu pédales… ils mangent »

Ce tour de 16 mois, je l’ai fait seule avec mon vélo Arthur, ou avec des groupes de cyclistes généreux qui me rejoignent et participent au projet avec un apport de 100 euros minimum par personne !

Grâce à ce tour de la méditerranée, j’obtiens des interviews avec des journalistes à la télévision et récolte donc suffisamment de fonds pour commencer à construire le premier bâtiment dans les quartiers pauvres de Alto Cayma à Arequipa.

En 2004 la construction commence et le premier Rayo de Sol voit le jour.

Quelques années plus tard, Rayo de Sol s’agrandit avec la construction d’un second bâtiment qui abritera 1 cuisine et 2 dortoirs pour recevoir les volontaires qui viennent de France.

En 2010, avec l’aide de volontaires boulangers français, nous ouvrons une boulangerie française pour financer ce projet.

Après un début difficile et coûteux, en 2011 nous commençons à vendre nos premiers pains. C’est un Péruvien formé à la Française qui confectionne toutes les nuits de bonnes baguettes et pains au chocolat. Rapidement, nos ventes augmentent, nous achetons une voiture pour livrer les commandes en ville (hôtel, boutique …). En 2013, Rayo de Sol Arequipa est autonome financièrement. Les ventes de la boulangerie financent entièrement l’Albergue.

 Il a fallu 10 ans, de 2004 à 2014 pour que le rêve devienne réalité…

Ce projet permet à ces enfants défavorisés de manger et recevoir une éducation. Il permet aussi aux mamans d’aller travailler, sereinement sans se soucier de leurs petits…

Comme le dit le proverbe chinois : nous leur avons appris à pêcher. Certes au prix d’un lourd cout financier, mais valía la pena !

Tarapoto, le nouveau défi

En 2014, un chapitre se ferme pour moi… mais l’histoire ne se termine pas là ! J’ai déjà un nouveau projet en tête. Après 15 ans de vie au Pérou, j’ai pu découvrir d’autres villes, le nord du Pérou m’attire et particulièrement Tarapoto ! Tarapoto, petite ville ensoleillée, proche de la selva amazonienne où les enfants des quartiers pauvres ne connaissent pas de bonnes conditions de vie et manquent totalement d’éducation.

Construire un autre Rayo de Sol à Tarapoto est mon nouveau défi ! À 76 ans, il me reste assez de force et d’énergie. Avec mon ami Carlos, forts de notre expérience, nous décidons en 2015 de mettre en route un autre Rayo de Sol ! Nous commençons par la boulangerie pour générer les premiers fonds. Nous louons un local dans le centre de Tarapoto. Les débuts sont difficiles nous avons encore besoin de l’aide de la France et de celle d’Arequipa. À partir de janvier 2016, les clients commencent à venir et les ventes augmentent. Des volontaires français s’aventurent dans le nord du Pérou pour nous prêter main-forte ! En avril 2016, on nous donne un terrain à Santa Elena á la sortie de Tarapoto pour construire l’Albergue. La même année des étudiants français viennent avec les fonds nécessaires pour commencer les travaux. La fin de la construction de l’albergue est prévue pour décembre 2018. En juin 2017, la boulangerie déménage pour un local plus grand. Ce qui nous permet d’ouvrir une cafétéria !

Nous avons surmonté plusieurs tempêtes et nous en vivrons d’autres … mais avec amour, ténacité et espoir je sais que l’on peut y arriver.

Tifrance